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Présentation... |
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Construire
l’Europe de l’an 1000.
Né en Auvergne vers 945, Gerbert fait ses études
au monastère de Saint-Géraud d’Aurillac. Il est présenté au pape Jean XIII
pour sa science exceptionnelle, puis à l’empereur Otton Ier ; Adalbéron, évêque de Reims, le nomme
écolâtre, c’est-à-dire clerc dirigeant l’école épiscopale : Gerbert y enseigne
et y fait enseigner toutes les connaissances possibles, profanes et
religieuses, antiques et modernes, au point d’acquérir une grande réputation de
philosophe, de mathématicien et d’astronome. Ses traités savants sont devenus
célèbres ; On lui doit, en outre, l'invention du balancier et l'introduction des chiffres arabes en
Europe occidentale.
Il conseille Adalbéron dans l’élection
d’Hugues Capet en 987 comme roi de France, au détriment des derniers
descendants de Charlemagne. Il succède à son protecteur sur le trône
archiépiscopal de Reims, ce qui lui vaut des démêlés infinis avec les évêques
fidèles au Saint Empire Romain, et avec la papauté, dont il conteste l’autorité.
Il est suspendu et excommunié par le pape.
L’empereur
Otton II, dont Gerbert fut le précepteur, le nomme, en 982, abbé de la
célèbre abbaye de Bobbio, fondée par saint Colomban. Son grand ami l’empereur
Otton III, lui, le fait archevêque de Ravenne, puis le fait élire Pape en 999.
Gerbert,
qui prend le nom de Sylvestre II lutte vigoureusement contre la simonie (trafic
d’objets sacrés, de biens spirituels ou de charges ecclésiastiques) et cherche
à relever de son délabrement le Saint-Siège, jouet des factions aristocratiques
de Rome et de la politique européenne. Tout en renforçant l'autorité papale,
Sylvestre II déploie une subtile diplomatie qui consiste à unir aussi
étroitement que possible la Germanie ottonienne à Rome en rêvant d’un
Empire latino-germanique capable de contrebalancer Byzance. Il détache de la
Germanie les Églises de Pologne
(sous Boleslas) et de Hongrie (sous
Étienne) en les dotant d’une hiérarchie épiscopale nationale.
L’opposition
romaine l’oblige à quitter Rome en 1001, et la mort d’Otton III, son allié de
toujours le 24 janvier 1002, condamne ses rêves de réforme. Sylvestre II
mourra peu après son ami, le 12 mai 1003 à Rome...
Pape
de l’an mille, Sylvestre II a dû à sa réputation d’astronome de figurer dans un
certain nombre de récits légendaires postérieurs à cette époque selon lesquels
Gerbert aurait tout jeune vendu son âme au diable, qui, en échange, lui aurait
assuré sa carrière politique jusqu’au siège de saint Pierre ; après quoi,
le pape repenti aurait obtenu la miséricorde divine…
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Avis aux dessinateurs de bandes dessinées !
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le
script de Gerbert d’Aurillac
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